Skip to Content

Truth or Fiction?

Nous savons ce qui vous passe par la tête. Une papetière qui vient nous racoler en parlant de responsabilité environnementale ? Fabriquer du papier laisse évidemment une empreinte écologique. Ceci dit, plusieurs des personnes qui critiquent le papier sont mal informées. C’est ainsi que les avantages du papier sont parfois éclipsés par des déclarations environnementales trompeuses. Alors, si ce que vous avez entendu dire au sujet du papier relève davantage de la fiction que de la réalité, quel est le fin mot de l’histoire ? Répondez à ce bref questionnaire et vous découvrirez la vérité au sujet du papier et de la durabilité de l’environnement.

No. 1

Fabriquer du papier détruit la forêt.

V ou F ?

FAUX – Non, en réalité, c’est le contraire qui est vrai.

Le papier est fabriqué à l’aide de fibres de cellulose qui proviennent généralement des arbres, mais il ne faut pas en conclure qu’il s’agit de déforestation. Il ne faut pas oublier que les entreprises comme Domtar ont tout intérêt à assurer la pérennité de la forêt puisque c’est là qu’elles vont chercher leur matière première. Leur survie à long terme en dépend.

On entend par forêt bien gérée une forêt où chaque arbre récolté est remplacé par la plantation de plusieurs autres ou par le phénomène de la régénération naturelle. De fait, selon le service des forêts du département de l’Agriculture américain, quatre millions d’arbres sont plantés tous les jours aux États-Unis. De ce nombre, 1,7 million sont plantés chaque jour en moyenne par l’industrie des produits du bois et du papier1, sans compter les millions de jeunes plants qui pousseront grâce à la régénération naturelle. Au Canada, outre la régénération naturelle, quelque 600 millions de jeunes arbres sont plantés chaque année.2 La demande est en progression sur le marché des produits forestiers. Il s’agit-là d’une puissante motivation qui pousse les propriétaires fonciers privés à reboiser après leur récolte.

Selon le State of America’s Forests – un rapport de la Société des forestiers américains –, la replantation et la reforestation ont contribué à la stabilité des terres forestières. Ainsi, les États-Unis comptent 750 millions d’acres de forêts, à peu près le même nombre qu’il y a un siècle. L’accroissement net des forêts américaines dépasse en outre de 36 pour cent le volume des arbres qui sont enlevés annuellement. Au Canada et aux États-Unis, le couvert forestier est resté essentiellement le même de 1990 à 2005.3 De plus, moins de un demi de un pour cent du territoire forestier est récolté chaque année au Canada.4 Les forêts durables sont également gérées avec précaution de manière à ne pas subir des dommages catastrophiques advenant un incendie, une maladie et une infestation d’insectes.

Il est également important de se rappeler qu’une grande partie de la forêt est consacrée à d’autres produits que le papier. Le bois d’œuvre sert à construire des habitations et des meubles. Certaines matières chimiques extraites des arbres servent à fabriquer de la térébenthine, de la gomme à mâcher et de la pâte dentifrice. Sans oublier qu’une forêt bien gérée offre une gamme de possibilités récréatives, notamment la randonnée pédestre, la chasse, le camping, la pêche et l’observation d’oiseaux.

« Lorsque les gens utilisent une plus grande quantité de papier, les fournisseurs plantent un plus grand nombre d’arbres. Si nous désirons de plus grandes forêts commerciales, il faut utiliser davantage de papier et non moins. Nos politiques devraient protéger directement les habitats fauniques et non pas réduire la demande de papier. »

Edward L. Glaeser,
Professeur d’économie à la Harvard University
© Tous droits réservés 2007 Globe Newspaper Company

1 Sustainable Forestry Initiative® Program
2,4 Association des produits forestiers du Canada
3 FAO des Nations Unies

No. 2

Le papier n’est pas bon pour l’environnement.

V ou F ?

FAUX - Non, le papier est un des rares produits qui soit réellement renouvelable.

Chaque arbre récolté dans une forêt bien gérée est remplacé par plusieurs autres et par le phénomène de la régénération naturelle. Et, en poussant, les jeunes arbres absorbent le CO2 dégagé dans l’atmosphère. De plus, à titre de produit dérivé du bois, le papier lui-même entrepose du carbone tout au long de son cycle de vie.

Il existe un certain nombre de systèmes de certification qui sont indépendants et dignes de confiance. Ces systèmes garantissent que le papier certifié en vertu de leurs normes provient de forêts qui sont gérées de façon responsable. Il existe plusiers systèmes de certification indépendants crédibles qui permettant de garantir que le papier certifié provient de forêts gérées de manière responsable.  Les 13 usines de pâtes et papiers Domtar sont certifiées par le Forest Stewardship Council™ (FSC®), le Sustainable Forestry Initiative® (SFI®) et le Programme de reconnaissance des certifications forestières (PEFC™).  De plus, 100% des terres gérées par Domtar au Québec sont certifiées FSC et SFI.

La certification des forêts en fonction de normes d’aménagement durables ne cesse d’augmenter chaque année. Aux États-Unis, les trois systèmes les plus importants (SFI, FSC et le American Tree Farm System) certifient à eux seuls plus de 107 millions d’acres, c’est-à-dire 14 pour cent des forêts américaines. Environ 25 pour cent des terrains forestiers privés sont maintenant certifiés aux États-Unis.1

Une gestion durable des forêts contribue à la séquestration et au stockage du carbone. Aux États-Unis, les forêts et les produits ligneux ont séquestré chaque année au total près de 200 mégatonnes de carbone durant les années 1990, ce qui représente environ 10 pour cent des émissions de dioxyde de carbone provenant de la combustion de combustibles fossiles.2

La plantation de nouveaux arbres aide grandement à lutter contre le réchauffement climatique. Une tonne d’arbres éliminent 1,47 tonne de CO2 et remplacent le carbone par 1,07 tonne d’oxygène.3

Le papier est un choix responsable parce qu’il provient d’une ressource renouvelable. Il est le produit de la lumière solaire, du sol, des nutriments et de l’eau. De plus, le papier est recyclable et biodégradable.

1  American Forest & Paper Association www.afandpa.org
2,3  Society of American Foresters: Managed Forests in Climate Change Policy

No. 3

Fabriquer du papier exige beaucoup d’énergie et de combustibles fossiles.

V ou F ?

FAUX - Pas vraiment.

La fabrication du papier exige beaucoup d’énergie la première fois, comme c’est le cas pour d’autres industries de transformation. On n’a qu’à penser à l’aluminium fabriqué à l’aide de la bauxite ou à l’acier obtenu à l’aide du minerai de fer. L’industrie des pâtes et papiers a toutefois fait des pas de géant au cours des dernières décennies en termes de rendement du carburant et d’autonomie énergétique. Les entreprises ont investi de grosses sommes dans leurs infrastructures afin d’accroître leur efficacité et de remplacer les combustibles fossiles par d’autres sources d’énergie, telles que la liqueur de cuisson (résultat du procédé de réduction en pâte) et la biomasse (écorce et autres résidus de bois). Ces efforts ont contribué à réduire considérablement la quantité de ressources non renouvelables, en plus de réduire les émissions nuisibles.

De fait, l’industrie des produits forestiers devance tous les autres secteurs manufacturiers au chapitre de la production d’électricité. Elle répond elle-même à plus de la moitié de ses besoins énergétiques. Dans plusieurs usines – celles de Domtar notamment – l’électricité auto-générée ne remplit pas seulement les besoins de la production de l’établissement, mais aussi ceux du réseau électrique des environs. 1

En 2012, Domtar a utilisé en moyenne 76.3 % d’énergie renouvelable pour exploiter ses usines. Les usines de Domtar ne cessent de réduire leur empreinte carbone en utilisant une plus grande quantité d’énergie renouvelable pour fabriquer leur papier et en augmentant leur efficacité énergétique.

Parallèlement, l’empreinte carbone associée aux technologies de l’information et des communications augmente à grande vitesse. La société de conseil McKinsey & Company prévoit que les ordinateurs, les centres de données, les téléphones cellulaires et les réseaux de télécommunications pourraient bien devenir avant 2020 une des plus importantes sources d’émissions de gaz à effet de serre. Il y a un prix à payer lorsqu’on veut vivre dans un monde « sans papier ».

1 American Forest & Paper Association www.afandpa.org

No. 4

L’empreinte carbone du papier est très élevée.

V ou F ?

FAUX - Elle n’est pas aussi élevée que vous le croyez.

On appelle « empreinte carbone » l’impact de l’activité humaine sur l’environnement en termes de CO2 et autres gaz à effet de serre (GES) émis dans l’atmosphère dans le cadre de la production et de la distribution d’un produit ou service.

Le fait de brûler des combustibles fossiles contribue grandement aux émissions de GES. Mais l’industrie des pâtes et papiers se sert en très grande partie de sources renouvelables neutres en carbone pour produire la vapeur et l’électricité dont elle a besoin. Ceci signifie que le CO2 émis durant la combustion est d’origine organique et que son impact sur le changement climatique est considéré neutre de ce fait. Les forêts gérées de façon durable sont à peu près neutres en carbone. Elles forment une mosaïque dans un paysage où la croissance des arbres sur un grand territoire compensera la perte de carbone engendrée par l’exploitation forestière sur un territoire beaucoup plus petit.1

« À long terme, ce qui sera le plus avantageux en termes d’atténuation du changement climatique, c’est une stratégie de gestion forestière durable qui a pour objet de maintenir ou d’accroître les stocks de carbone tout en assurant une production annuelle soutenue de bois d’œuvre, de fibre ou d’énergie. »
—Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)

1 World Resources Institute www.sustainableforestprods.org

No. 5

Un papier recyclé est toujours meilleur pour l’environnement qu’un papier vierge.

V ou F ?

FAUX - Pas nécessairement.

La fibre vierge récoltée à l’aide de pratiques forestières durables certifiées par une tierce partie remplace la fibre recyclée de façon responsable sur le plan de l’environnement dans les communications. Il est vrai que l’utilisation d’un papier recyclé est de nature à réduire les rebuts de papier qui sont acheminés aux sites d’enfouissement. Il faut toutefois tenir compte du cycle de vie du papier dans son ensemble et non pas seulement de la source de la fibre. Domtar privilégie en effet le concept de la « gestion du cycle de vie » pour déterminer où et quand il est indiqué d’utiliser des fibres recyclées dans le processus de fabrication du papier.

D’après des études récentes évaluées par des pairs sur la gestion des cycles de vie, les avantages environnementaux peuvent varier considérablement lorsqu’on utilise de la fibre recyclée dans la production de papiers d’affaires. Tout dépend en effet de la source du papier ainsi recyclé, du lieu où le papier était destiné (site d’enfouissement ou autre utilisation) et de l’établissement appelé à le transformer en un nouveau papier (distances par camion et leur impact sur le changement climatique).

Des contraintes intrinsèques limitent l’utilisation du papier recyclé et rendent l’utilisation de la fibre vierge inévitable. La perte de la force et de la résistance du papier lors de sa remise en pâte et de son désencrage est une de ces contraintes, ainsi qu’une diminution de son rendement lors de recyclages répétés. Règle générale, il est impossible de recycler une fibre plus de cinq à sept fois.

Domtar appuie la cueillette et l’utilisation de fibres recyclées, particulièrement lorsque celles-ci se prêtent parfaitement à certaines applications, comme les produits jetables (papier mouchoir), les produits de courte durée de vie (papier journal) ou les produits n’exigeant pas une surface optique de haute qualité (carton-caisse, carton pulpe, etc.). Ce ne sont pas toutes les catégories de papier recyclé qui peuvent servir à fabriquer les papiers d’impression et écriture.

La fibre recyclée et la fibre vierge ont toutes les deux leur raison d’être. L’industrie du papier peut utiliser toutes les fibres recyclées qui sont à sa disposition. Mais, de son côté, l’industrie du papier recyclé est tributaire de la fibre vierge. Nous faisons tous partie d’un seul et même cycle.

No. 6

Le papier est un facteur important dans l’encombrement des sites d’enfouissement.

V ou F ?

FAUX - Le papier est un des produits les plus recyclés de la planète si on le compare au métal, au verre et au plastique, et il est également biodégradable.

La récupération du papier a atteint des niveaux sans précédent. Il faut en remercier le leadership de l’industrie ainsi que les efforts inlassables déployés par des millions de personnes qui recyclent leur papier tous les jours à la maison, au travail et à l’école. En 2011, plus de 64 pour cent du papier consommé aux États-Unis a été récupéré à des fins de recyclage. Il s’agit d’un chiffre impressionnant qui équivaut à près de 216,8 livres par habitant – hommes, femmes et enfants confondus aux États-Unis.1 Depuis 1990 – date à laquelle l’industrie du papier a fixé son premier objectif de récupération afin de promouvoir la cause du recyclage aux États-Unis – la récupération du papier a progressé de plus de 85 pour cent.2 À titre de comparaison, le taux de récupération du métal est de 35 %, celui du verre, de 27 %,  et un maigre 8 % pour le plastique.3

Le taux de récupération du papier continue d’augmenter au Canada en raison d’une demande soutenue en matière de produits recyclés et d’une demande en croissance en matière d’exportations de papier de récupération. En 2009, le taux de récupération du papier a atteint 66 %4

1,2,4 American Forest & Paper Association www.afandpa.org
3 Environmental Protection Agency
4 International Council of Forest and Paper Associations (ICFPA) 2011 Sustainability Progress Report